Est-il vrai qu'avec l'augmentation du prix de la RAM dans le futur on ne pourra plus posséder de PC gaming et on sera obliger de s'abonner au cloud gaming comme Nvidia geforce Now ?
Executive summary
La montée spectaculaire des prix de la mémoire vive (RAM) en 2025–2026 rend les PC de jeu plus chers et plus difficiles à acquérir, mais rien dans les rapports examinés n'établit qu'il sera impossible de posséder un PC gaming : la conséquence la plus probable est une hausse des prix, des arbitrages sur les spécifications et une migration partielle vers le cloud gaming pour certains consommateurs [1] [2]. Les données montrent un choc d'offre lié à la demande des centres AI et à des capacités limitées qui devrait durer au moins jusqu'en 2027–2028, ce qui favorise le cloud comme alternative mais ne le rend pas inévitable pour tous [3] [4].
1. Les faits bruts : la RAM devient un poste de coût majeur et durablement contraint
Depuis 2024–2025 la demande de DRAM a explosé surtout à cause des serveurs d'IA, et plusieurs analyses et acteurs industriels signalent une hausse massive des prix et une allocation prioritaire aux gros clients, provoquant une pénurie durable et une hausse du coût unitaire des PC — IDC, TeamGroup, Tom's Hardware et PC Gamer décrivent des prix en forte hausse et un approvisionnement tendu au moins jusqu'en 2027–2028 [4] [3] [1] [2].
2. Ce que cela signifie pour les PC gaming : plus chers, parfois moins disponibles, mais pas impossibles
Les fabricants avertissent déjà de hausses de prix sur les portables et pré‑montés (Dell, Lenovo, Acer mentionnés dans plusieurs rapports), et certains revendeurs vendent ou proposent des systèmes sans RAM séparée pour gérer la rareté, ce qui augmentera l'ASP (prix moyen) des PC gaming ; toutefois le marché DIY et les segments d'occasion/réemploi restent des solutions pour maintenir l'accès matériel pour nombre de joueurs [5] [6] [2].
3. Le scénario “obligatoire” du cloud gaming : plausible pour beaucoup, mais dépendant d'autres variables
Plusieurs analystes et médias estiment que la pression sur les coûts favorise une adoption accélérée du cloud gaming (Nvidia GeForce Now, Xbox Cloud) parce qu'il décale le coût matériel vers des centres mutualisés et permet de jouer sans acheter de composants onéreux ; Windows Central, Tech4Gamers et d'autres avancent que 2026 pourrait être l'année où le cloud gagne massivement des parts de marché — mais ces récits dépendent du prix des abonnements, de la qualité réseau et des décisions stratégiques des éditeurs, non seulement du prix de la RAM [7] [8].
4. Freins et variables qui rendent le basculement total improbable
Le cloud gaming nécessite un réseau à faible latence et des offres commerciales compétitives : la disponibilité d'Internet, la latence locale, la politique tarifaire des fournisseurs, et la préférence des joueurs pour la propriété et la moddabilité limitent la substitution complète. De plus, des réponses industrielles (nouvelles capacités de fabrication à venir, réaffectation de production, innovations comme CXL ou mémoire non-volatile) sont évoquées comme facteurs susceptibles d'atténuer la crise après 2026–2027 [9] [3] [1].
5. Conclusion pragmatique : préparation, options et qui sera le plus touché
La réalité la plus probable est une période où posséder un PC gaming deviendra plus coûteux et où certains consommateurs — surtout les acheteurs occasionnels, les budgets serrés et ceux dépendant de nouveaux matériels haut de gamme — basculeront vers le cloud comme solution rentable, tandis que les passionnés, les marchés de l'occasion et les segments professionnels chercheront des stratégies d'achat anticipé, de reconditionné ou d'optimisation des configs pour conserver la propriété matérielle [10] [11] [12]. Les rapports consultés montrent une poussée vers le cloud mais aucun document ne prétend que la propriété du PC deviendra juridiquement ou techniquement impossible : il s'agit d'un réalignement économique et stratégique dont l'ampleur dépendra des investissements en production mémoire, des choix tarifaires des plateformes cloud et de l'infrastructure réseau régionale [4] [13] [7].